Posted on

Un sexualité idéale, ça ressemble à quoi?

Personne ne dira le contraire: chacun a le droit d’avoir ses préférences en termes de sexualité. Dans cette sphère-là plus encore, tout est relatif, et extrêmement personnel. Pourtant, quand on creuse un peu, on observe que la plupart des gens ont en tête une image de ce qu’est une sexualité idéale. Or, cette image est trop souvent  construite sur celle que véhiculent de nombreux médias, pornographiques ou non, pour qui une sexualité idéale est une sexualité performante. Et pourtant…

Les films pornographiques sont des films avant tout. C’est une évidence qu’il est bon de rappeler de temps en temps: dans ce genre de médias, les protagonistes sont des acteurs, les cameraman des professionnels de la prise d’image, et les scènes des prises de vue. Chacune des images est retravaillée, et le déroulé du film passe au montage. Voici 3 parmi les 1001 fausses croyances que ces médias transmettent, et qui ne sont pas bonnes à croire.

Il faut durer le plus longtemps possible.

A en croire les médias porno ou non, plus un rapport dure longtemps, mieux c’est: les galipettes y durent plusieurs dizaine de minutes. Les experts, eux, ne sont pas d’accord: il n’y a pas de durée idéale pour un rapport sexuel. Cela dépend de la situation, du couple, de l’âge, … Plus encore, les études suggèrent que beaucoup de femmes s’ennuieraient après 7 minutes de pénétration.

Il faut rester excité du début à la fin.

A nouveau, si on en croit l’industrie du X, la vraie excitation ne flanche pas: les hommes restent au garde à vous tout du long de scènes qui semblent parfois interminables. Or, l’érection d’un homme fluctue durant un rapport sexuel – c’est une réalité physiologique. Donc, de deux choses l’une: soit l’homme devant la caméra utilisent des soutiens médicamenteux pour prolonger son érection, soit tout s’est fait au montage, avec la juxtaposition de scènes tournées à différents moments.

Il faut jouir à chaque fois.

A voir les actrices gémir de plaisir sans cesse et à chaque fois, l’orgasme féminin, c’est facile et c’est systématique. Or, les études montrent que plus d’un tiers des femmes ne jouissent pas à chaque fois. Certains spécialistes l’expliquent par le fait que l’orgasme féminin n’est pas nécessaire à la procréation, même si il peut la favoriser. La nature n’aurait donc pas fait de l’orgasme féminin une condition sine qua non, mais plutôt une cerise sur la gâteau. Quoi qu’il en soit, la jouissance pour une femme dépend d’une multitudes d’ingrédients qui dépassent de loin la taille ou la dureté du sexe masculin, ou la durée du rapport.

Chacun son idéal

Tout est donc vraiment relatif dans la sphère intime: il n’y pas de sexualité idéale, mais bien un idéal de sexualité pour chacun. En fait, la sexualité idéale d’un individu est celle qui respecte ses envies et ses limites et les envies et les limites de l’autre, quelles qu’elles soient.