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L’imaginaire érotique, bon pour le désir?

L’imaginaire fait partie intégrante de l’activité mentale et émotionnelle de l’être humain : nous avons cette faculté à nous créer des histoire fictives, plus ou moins réalistes. Cela peut concerner tous les secteurs de notre vie : nous pouvons rêver de changer de boulot, imaginer ce que ce serait si on déménageait, penser à la vie avec un enfant de plus, ou… fantasmer sur ce que ce serait de faire l’amour dans un train.

Parmi les thématiques où notre imaginaire peut s’en donner à cœur joie, il y a les expériences sensuelle… Et c’est bon pour le désir!

Le cycle de réponse sexuelle

L’imaginaire érotique: ce qu’en pensent les experts

Tout le monde n’a pas le même imaginaire érotique: pour certains, il est très développé, pour d’autres, pas du tout. Cela dépend de nombreux facteurs, dont notamment

  • l’éducation reçue par l’individu
  • sa vision de la sexualité
  • le focus avec lequel il a l’habitude d’appréhender le monde – plutôt mental, sensoriel ou émotionnel,…

Par contre, ce qui est universel, c’est cette capacité à fantasmer: nous l’avons tous, hommes ou femmes, elle est simplement plus ou moins développée.

Pour les experts en sexologie, cette capacité à imaginer des scènes érotiques est étroitement liée au cycle de la réponse sexuelle: elle est en effet connue pour soutenir l’augmentation du désir sexuel – le « désir déclencheur » – qui se traduit directement dans le corps par la lubrification et le gonflement du clitoris chez la femme, et l’érection chez l’homme. Cette activité fantasmatique soutient également le désir carburant, celui qui entretient la stimulation tout au long du rapport, et facilite l’accès au plaisir et à l’orgasme. Cette activité imaginaire se traduit donc directement sur le corps, et aide à un moment d’intimité satisfaisant.

Les hommes et les femmes ont-ils les mêmes fantasmes?

Cette grande question a intrigué de nombreux scientifiques, dont une équipe d’experts de l’Université de Montréal. Pour en savoir plus, ils ont mis au point un questionnaire précis(1) inspiré de ceux utilisés en sexologie clinique sur les fantasmes, et ont récolté plus de 1500 réponses, féminines et masculines.

Les résultats? De quoi tordre le cou à certaines idées reçues:

  • ressentir des émotions romantiques pendant un moment intime est aussi présent dans les fantasmes masculins que féminins
  • les lieux insolites semblent attirer autant les hommes que les femmes
  • les hommes aussi – plus de 54% ! – sont excités à l’idée d’être dominés
  • autant les hommes que les femmes sont excités à l’idée d’avoir un moment intime avec quelqu’un du même sexe
  • pour les femmes, l’atmosphère semble un peu plus importante que pour les hommes,
  • l’adultère s’avère à peine plus affriolant pour l’homme que pour la femme.

Conclusion: les hommes et les femmes ne sont pas si différents que ça en termes d’univers fantasmatique. Et au fond, peu importe: il s’agit avant tout d’être à l’écoute de ses propres envies, et de laisser son imagination faire le reste.