Les 3 vraies choses à savoir sur la masturbation féminine

Que ce soit avant l’été où on se détend, à la Saint-Valentin où le sexe fait les médias, ou en hiver parce que “ça réchauffe”, les magazines féminins parlent et reparlent régulièrement de la masturbation féminine. Beaucoup y vont de leurs conseils techniques, parfois très précis. Et se font régulièrement le relai de fausses croyances stéréotypées du type:

  • se masturber avec un pommeau de douche, c’est meilleur
  • le faire à deux mains, y’a que ça de vrai
  • avec un sextoy, c’est mieux

Bon nombre de ces articles commencent par des statistiques, en citant notamment une enquête de l’IFOP en France en 2017, qui révèle que 74% des femmes avouent s’être déjà masturbées. Ce qui serait moins que les hommes… En réalité, il n’est pas possible de le savoir: la masturbation masculine continue à être plus “avouable” que la féminine dans notre société. Cela se remarque aussi dans l’éducation sexuelle: la question de la masturbation du garçon est abordée de manière plus large et systématique que celle de la fille.

Quoi qu’il en soit, la question de savoir quelle proportion de femmes se caressent n’a en fait pas beaucoup d’importance. Ce qui compte, c’est de faire le tri dans toutes ces rumeurs qui courent à propos de la masturbation, pour pouvoir la vivre sainement et de manière décomplexée. Voici donc 3 parmi les vraies choses à savoir à propos de la masturbation:

#1. Les bienfaits de la masturbation vont bien au-delà du plaisir

Orgasme ou pas orgasme, se masturber fait du bien. Mais au-delà de ce plaisir, la pratique d’une exploration sexuelle de son corps a des bienfaits très larges, dont notamment celui de soulager la tension nerveuse et réduire l’anxiété. En effet, la tension sexuelle et la tension nerveuse sont liées, et réduire l’une peut permettre de diminuer l’autre.

Plus encore, l’orgasme se traduit par la libération de plusieurs hormones, dont notamment l’ocytocine qui réduit le stress et favorise la relaxation, et les endorphines, connues pour leurs vertus analgésiques.

Se masturber peut également aider à dormir: l’augmentation de l’ocytocine et de la prolactine, et la baisse du cortisol – hormone du stress – entraîne une détente et un bien-être propice à l’endormissement.

Enfin, la masturbation est l’un des éléments majeurs du traitement recommandé par les sexologues en cas d’anorgasmie – difficulté à atteindre l’orgasme. Cette pratique permet en effet de se reconnecter à son corps et à ses sensations, et de (ré)apprendre à connaître ses zones érogènes.

#2. La masturbation n’est pas qu’une histoire de clitoris

Non, se masturber ne s’arrête pas simplement à caresser la partie externe du clitoris – la petite boule plus ou moins proéminente située à la jonction des lèvres au-dessus du vagin. Se donner du plaisir peut se faire en mettant tout son corps à contribution, des seins au vagin en passant par les orteils ou l’anus, selon les préférences.

Se caresser en dehors des zones érogènes directes peut aussi apporter une autre dimension au plaisir ressenti. En réalité, il n’y a pas de chemin tout tracé, et chacune a son propre mode d’emploi. La masturbation est justement ce qui permet à chaque femme de découvrir le sien, et le mettre à jour régulièrement.

#3. La masturbation n’est pas que solitaire

Contrairement à une image encore trop répandue qui empêche encore certaines femmes de bien vivre leur envie de s’explorer, la masturbation ne doit pas nécessairement se faire seule, sous la couette en silence pour ne pas être prise en flagrant délit. Au contraire. Plus une femme se sent libre de prendre les positions qu’elle veut pour se caresser, plus elle sera à même d’expérimenter des types de caresses différentes, et de découvrir des zones érogènes qu’elle ne connaissait pas.

Plus encore, s’autoriser à se caresser avec son partenaire durant un rapport sexuel peut être très bénéfique pour la sexualité du couple. En effet, la stimulation externe du clitoris contribue à la montée du plaisir interne. En se caressant elle-même, la femme peut faciliter son accès au plaisir de la pénétration, et le couple reste libre d’adopter toutes les positons, même celles où son partenaire n’est pas en mesure de stimuler cette zone.

Enfin, la masturbation à deux peut contribuer à ouvrir le dialogue sur les préférences en termes de caresses, de rythmes et de zones à stimuler. Cette pratique peut aussi être vécue comme un jeu érotique excitant.

N'hésitez pas à répandre la bonne parole ;).

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